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Violence Conjugale – 178ième partie

  Violence conjugale (suite)     Leurs travaux ont permis de mettre en évidence la libération de dopamine dans une région cérébrale précise, le noyau accubens, un ensemble de neurone au centre du cerveau dès que l’un de  ces petits animaux retrouve son partenaire de vie .   Ainsi, si nous transposons ces observations à l’homme, ces travaux suggèrent que votre partenaire de vie,  votre amoureux ou votre   amoureuse , laisse  une empreinte chimique précise dans votre   cerveau  tant  que dure cette relation . Cette « signature » biochimique entraînant la libération de dopamine dans le cerveau pourrait être, en neurosciences en tout cas, la définition de l’amour.    *À suivre*

Violence Conjugale – 177ième partie

  Violence conjugale (suite)     Adieu dopamine   Puis, il y a quelques jours, une étude américaine en neurosciences a été publiée dans le « Current Biology » qui confirme ces découvertes australiennes publiées deux mois plus tôt.    Que confirme-t-elle exactement?  Le rôle de la dopamine dans le maintien du sentiment amoureux… et son effondrement au moment de la rupture. L’étude en question a cette fois été menée sur… des campagnols (ne riez pas).    Pourquoi des campagnols? Parce qu’ils font partie des 3 à 5% des mammifères formant des  couples monogames . L’être humain fait-il partie de ce club? La question est trop vaste et philosophique pour être tranchée ici!   Néanmoins, les campagnols ayant tendance à se mettre en couple plus longtemps, à partager un foyer et à élever leurs petits ensemble, le choix des chercheurs est cohérent.    *À suivre*

Violence Conjugale – 176ième partie

  Violence conjugale (suite)     L’être aimé y prend une place de « stimulus » qui va influencer toutes les dimensions de notre comportement. C’est en effet, une explication biologique du fait que non seulement votre perception de la personne aimée change profondément, jusqu’à l’idéalisation- mais qu’elle devient la personne la plus importante de votre vie. Elle est omniprésente. Thierry L’Hermitte avait raison !    C’est également ce qui explique que, pour lui faire plaisir, et donc vous faire plaisir en retour, vous allez changer d’attitude en sa présence, changer votre emploi du temps pour vous rendre plus disponible, changer même votre garde-robe, voire vos habitudes, pour vous rendre plus désirable.   Lorsque vous tombez amoureux,  vos efforts cognitifs ,  émotionnels , et  comportementaux  ne répondent plus  qu’à un   seul stimulus  qui  «  truste  »  le système d’action- récompense de ...

Violence Conjugale – 175ième partie

  Violence conjugale (suite)       D’après les conclusions de l’étude australienne,  l’intensité du sentiment amoureux est étroitement liée aux circuits neuronaux en jeu dans ce système d’action-récompense.   L’être aimé devient le principal objet de plaisir et de satisfaction de votre cerveau, qui vous pousse à agir.    Autrement dit : la personne aimée «  hacke  » votre cerveau. C’est pour elle, dès que vous y pensez  ( soit presque en permanence au début d’une relation )  ou la voyez, que votre système d’action - récompense fonctionne à plein, reléguant le reste au second plan. Ce qui est intéressant à mes yeux, avec cette étude, c’est  qu’elle démontre biologiquement  l’ancienneté de  l’amour  : ce système de récompense est en effet archaïque, nous l’avons  hérité de nos lointains ancêtres hominidés .      Autrement dit, l’amour  «  romantique  » , même dans la faç...

Violence Conjugale – 174ième partie

  Violence conjugale (suite)     L’amour «  hacke »  votre cerveau!   Si je vous demande quelle   est l’hormone de l’amour, il y a de  fortes chances que vous me répondiez  : l’ocytocine.   Ce qu’ont découvert les deux auteurs australiens c’est que, au début d’une relation amoureuse, une autre hormone joue un rôle si déterminant que son importance diminue lorsque le sentiment amoureux lui-même se normalise ou s’estompe. Cette hormone, qui se double d’un neurotransmetteur, c’est la  dopamine .   Peut-être avez-vous déjà entendu parler du  système   dopaminergique . C’est lui qui explique que, lorsque quelque chose nous plaît  ( nourriture, jeu, lecture… et sexualité ) , nous éprouvons du plaisir et souhaitons recommencer. C’est le  système de la récompense .    Ce système de récompense joue un rôle important dans la théorie biopsychologique de la personnalité proposée dans les années ...

Violence Conjugale – 173ième partie

  Violence conjugale (suite)     En 2020 une étude avait déjà permis d’établir médicalement que  le cerveau des personnes amoureuses ne fonctionne   littéralement pas de la même façon que le cerveau des personnes célibataires  : leurs réseaux neuronaux sont organisés différemment.    L’imagerie à résonnance magnétique (IRM) avait en effet démontré qu’une personne au stade précoce de l’amour (durant les premières semaines) avait un cerveau altéré (dont les différentes parties sont moins bien interconnectées) mais plus sensible aux émotions.   Très concrètement, cette étude confirmait que, lorsque l’on tombe amoureux… on a l’esprit ailleurs, et que l’on est même provisoirement un peu  «  idiot  » .    Cette même étude avait, par ailleurs, permis de battre en brèche la théorie jusqu’ici dominante selon laquelle l’amour se traduisait, en termes d’activité cérébrale, par le même « profil » que l’addiction. Un cer...

Violence Conjugale – 172ième partie

  Violence conjugale (suite)     Regard dépassionné sur la passion   Commençons par le début. Vous venez de rencontrer quelqu’un, ou bien vous connaissez quelqu’un depuis un moment et commencez à nourrir de forts sentiments pour cette personne.   Vous éprouvez les papillons dans le ventre au début d’une histoire d’amour, le cœur qui bat la chamade lorsque vous retrouvez et vous blottissez dans les bras de l’être aimé, votre peau qui frissonne sous ses doigts…   Bien que l’amour entre deux êtres réveille quasiment tous nos organes et qu’un gros cœur rouge soit universellement devenu le symbole de l’amour et des passions qu’il déclenche,  c’est bel   et bien le cerveau   le chef d’orchestre de ce moment très particulier de l’existence .    Le fait n’est évidemment pas nouveau, et a fait l’objet de plusieurs études même si, paradoxalement, sur un sujet aussi universel que l’amour « passionnel » ou « romantique », la...