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Entrevue sur l’Homosexualité

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Robert Karmel : - Lors de votre passage en France et de nos colloques en France sur la violence et de l’homosexualité, vous parliez du groupe ISMDS et ses analyses. Quel est l’objet de celle-ci ? Pierre Eddy C. : - On ne fait pas seulement des analyses. Nous, ISMDS, sommes une organisation qui regroupe les professionnels de toute discipline d’ici et d’ailleurs, qui se sentent en communion avec l’esprit de ISMDS. Nous organisons des conférences, des ateliers sur des sujets d’actualités. Nous produisons des CD sur nos conférences, rencontres thérapeutiques. Robert Karmel : - Quelle est l’action de ISMDS ? Pierre Eddy C. : - Nous organisons des ateliers, nous venons d’organiser un colloque sur les relations Homme/Femme, sur l’homosexualité, « sur la violence, thème qui est pour nous le plus important ». Cela fait dix ans que nous existons et je me rends compte de l’évolution sur cette période ; les jeunes que je recevais il y a dix ans… qui étaient étudiants, ouvriers, chômeurs, etc étaie...

PETIT COUP D'OEIL SUR L'IMMIGRATION - 3e partie

Tant que la migration haïtienne au Québec se limitait d’abord à une « fuite des cerveaux », le problème de l’adaptation des haïtiens à l’étranger ne se posait pas, parce que la vie de cette bourgeoisie au Québec s’inscrivait sans trop de heurts dans les traditions sociales du pays d’accueil. C’est à partir de la deuxième vague migratoire qui a déplacé les campagnes haïtiennes vers les métropoles Nord Américaines que la question des relations avec le pays d’accueil a commencé à se poser dans toute son ampleur. Entre ce prolétariat non-scolarisé, issu d’une société paysanne et ouvrière et le milieu urbain hyperdéveloppé de la société québécoise, la communication se fait mal. Chez les jeunes haïtiens, la mobilité historique, produit un certain nombre de contradictions difficiles à interpréter. Ces jeunes sont aussi peu outillés pour comprendre la culture de leurs parents, laquelle a été reformulée et réinterprétée en situation d’exil, où la nostalgie et les sentiments de perte ma...

DIALOGUE SUR UN PROJET D'HABITATION EN HAÏTI

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R. Métellus : -J’ai lu en rubrique que vous envisagez une nouvelle structure d’habitation à Croix-des-Bouquets à 15 km de Port-au-Prince en Haïti. C’est quoi cette nouvelle structure ? Pierre Eddy C. : -Cette nouvelle structure est une forme géodésique qui permet d’utiliser de nouvelles formes de production d’énergie : éolienne dans les mornes et au bord de mer (à évaluer) et solaire. R. Métellus : - Cette structure d’habitation se construit comment ? Pierre Eddy C. : - Cette structure d’habitation se construit à un coût abordable et rentabilise l’usage des techniques éolienne et solaire de production d’énergie. R. Métellus : - Il doit y avoir une certaine contrainte liée à cette forme architecturale ? Pierre Eddy C. : - En effet, c’est sa nouveauté tout spatiale, sociale, qu’environnementale. C’est pourquoi nous devons explorer comment nous l’intègrerons dans l’espace rural tout en suivant à la trace les changements que cette forme peut produire. L’introduction de nouvelles technolog...

Dialogue sur le Vodou

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Docteur Carlson : Pourquoi vous avez étudié le vodou à partir de Dahomé? Pourquoi le Dahomé? Pierre Eddy : Pour étudier l’homme haïtien, je veux partir de l’une des institutions haïtiennes, le vodou. Le vodou symbole religieux. Le symbole religieux est une totalité. J’ai remarqué alors qu’il manquait de maillons dans les traditions connues à partir d’Haïti. En mon sens, le principal maillon se trouve en Afrique. De quels symboles sociaux les nègres du 19ieme siècle sont-ils partis pour créer le vodou haïtien? Exemple : l’immolation des chiens au loa Mondor. Un loa Congo. Pour certains, origine Dahoméenne. Or, en fait, cela n’a rien à voir avec les traditions Fon (Dahomé). Les Dahoméens n’ont pas été seulement un peuple guerrier, en arrivant en Haïti, ils ont imposé leurs traditions. Toussaint Louverture, par exemple, est Arada. Le système politique, religieux, familial, éducationnel a une grande importance pour lui. Il a d’ailleurs un nom acculturé. Il aurait dû s’appeler de Guénou-g...

PETIT COUP D'OEIL SUR L'IMMIGRATION - 2e partie

Je reprends à mon compte la pensée de Filepe Baptista dans un discours lors d’un symposium tenu à Montréal, voilà quelque temps sur l’immigration. Sur le plan des valeurs, l’immigration a toujours été perçue comme un handicap, une mésadaptation sociale, un échec social plus ou moins grave, alors qu’il s’agit tout simplement de la recherche pure et simple d’un mieux-être afin de trouver, bien souvent, une dignité perdue d’être humain, d’acquérir, en somme, les conditions optimales de réussite sur le plan personnel et social. Il ne faut pas oublier non plus que les immigrants, parvenus à se faire une place dans une nouvelle société, se trouvent souvent isolés et ne participent pas ou peu aux décisions qui fixent leur existence dans la mesure où ils ne sont intégrés aux nouvelles sociétés que par le biais du travail. De plus, l’immigrant déraciné n’a pas d’appartenance, ni au pays d’origine ni au pays d’adoption. Il passe par une phase psychologique où il n’est ni d’un côté ni de l’autre....

Nouveaux CDs sur la relation de couple

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Nouveaux CDs Disponibles: Comment Soigner son Couple #1 (Relation de Couple) Comment Soigner son Couple #2 (Communication) Comment Soigner son Couple #3 (Sécurité) Comment Soigner son Couple #4 (Amour) Prix: CAD$20.00 chaque Contactez-nous à groupe.ism.ds@gmail.com

PETIT COUP D’ŒIL SUR L’IMMIGRATION

1- Les phénomènes de migration ne sont pas nouveaux. Dès l’époque primitive, les hommes partaient à la recherche des nouveaux territoires de chasse pour assurer leur survie. L’antiquité a connu de grandes conquêtes : l’empire romain, la domination grecque, les triomphes des pharaons, etc.…et aussi ses grandes migrations. Les grandes conquêtes des XV, XVI, XVII et XVIIIe siècles par les Portugais, les Espagnols, les Français, les Anglais, et les autres Européens ont marqué l’humanité de dramatiques phénomènes d’émigration forcée. C’était la période de l’esclavage! Par l’esclavage, les conquérants ont dominé les peuples de l’Afrique, de l’Amérique latine, des Antilles, de l’Amérique du Nord et de l’Asie. Leurs visées colonialistes allaient se terminer seulement au XXe siècle par les luttes d’indépendance. Les luttes ne sont pourtant pas finies. Aujourd’hui, la domination est moins directe, moins franche, mais non moins réelle, car les pays riches soutiennent les pouvoirs en place dans le...