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Violence Conjugale – 116ième partie

  Violence conjugale (suite) On peut résumer brièvement les formes que prend “la crise de la raison” contemporaine, la façon dont elle s’est développée et les domaines théoriques où on la retrouve, tant dans les concepts traditionnels que dans la théorie féministe. 2 concepts importants ont été étudiés (et peut être contradictoires) du corps: le corps en tant que surface sur laquelle s’inscrit le social et le corps en tant que lieu de l’expérience vécue; cette démarche pourrait se révéler utile ou profitable au projet de resexualisation des discours qui (presque tous) ont nié le rôle spécifique qu’a joué le corps mâle dans leur production. Puis les effets qu’a la reconnaissance de la spécificité sexuelle du corps dans les concepts des connaissances.  Enfin l’auteur procède à une exploration préliminaire des relations entre la théorie féministe, le corps et les connaissances. *À suivre*

Violence Conjugale – 115ième partie

  Violence conjugale (suite) Les penseurs comme Hobbs arrivent à la conclusion que l’homme est un loup pour l’homme (Homo Homine Lupus) et qui incitent aujourd’hui beaucoup d’entre nous à tenir pour établir que l’être humain est par nature une créature vicieuse et destructrice, en un mot un tueur que seule la peur qu’il ressent devient des tueurs plus puissants qui lui est susceptible de détourner de son passe-temps favori. La question doit se poser en fonction de notre connaissance de la vraie nature de l’homme: sa capacité de destruction, son narcissisme et sa fixation incestueuse et les formes malignes du narcissisme. La réponse à toutes ces questions présente aujourd’hui un importance cruciale à l’heure où l’homme violent songe à faire usage des forces les plus destructeurs qui soient pour anéantir la femme.  Si nous tenons pour assuré que l’homme est, de par sa nature même, enclin à détruire et que le besoin de recourir à la force et à la violence est ancré au plus profon...

Violence Conjugale – 114ième partie

  Violence conjugale (suite) L’idée d’une éventuelle transformation de la réalité des hommes doit passer par une pensée du devenir, par une pensée du bonheur raisonnable, par une critique de leur histoire, par une vision de la vérité conçue comme une construction plurielle. Le document sur les hommes violents, est l’expression de l’espérance: celle de voir les hommes s’engager résolument dans la voie de la discussion rationnelle, de la communication démocratique et de la participation citoyenne. Les interrogations précitées peuvent aider les hommes à développer un nouveau rapport avec leur histoire.  Ils devront le faire s’ils veulent comprendre la situation confuse et embrouillée dans laquelle se trouvent: mon blogue sur les hommes prétend les encourager à privilégier la discussion rationnelle à la violence, l’organisation des réseaux de résistance et de solidarité à l’attentisme, la reconnaissance d’entrer à la violence physique et psychologique. *À suivre*

Violence Conjugale – 113ième partie

  Violence conjugale (suite)   Contrairement aux modèles phallocentriques et patriarcaux, les travaux d’Irigaray se proclament ouvertement partiaux, partisans et motivés. Ils sont une intervention politique sur un champ de bataille intellectuel que le politique refuse de reconnaitre. Ses tactiques sont celles de la guérilla, incursions, dans le « camp ennemi », celui-ci étant défini par les théories mâles et escarmouches dans lesquelles son objectif semble être d’utiliser contre les hommes leurs propres armes. Pour elle, la crise de la raison ne représente pas une impasse, mais plutôt une voie que les femmes peuvent explorer et évaluer par elles-mêmes. Par ses écrits, elle fait face aux implications de cette crise; connaître (comme femme, comme autre) le sujet connaissant (que l’homme a déjà été et que la femme est en train de devenir). Son travail soulève la question de la partialité, c’est-à-dire de la sexualité de toutes les connaissances. Il suppose une reconnais...

Violence Conjugale – 112ième partie

  Violence conjugale (suite)   Irigaray a fait la preuve qu’une grande diversité de techniques, de procédés et de méthodes est possible, qu’il existe toujours d’autres façons de procéder, d’autres points de vue à adopter et à explorer que ceux que nous offre l’histoire. Le fait qu’un seul paradigme (ou même qu’un nombre limité d’entre eux) régisse les formes actuelles de connaissances démontre le rôle qu’a joué le pouvoir à la place de la raison dans leur développement. Ce pouvoir, bien qu’il ne soit pas aussi visible que d’autres modes de coercition patriarcale, est néanmoins responsable de l’enfermement des femmes dans des définitions constituées par et pour les hommes.   *À suivre*

Violence Conjugale – 111ième partie

  Violence conjugale (suite)     Irigaray choisit une position stratégique périphérique ou marginale, une position qui est à la fois à l’intérieur et au-delà des limites des théories existantes. Ce n’est qu’à partir d’une position aussi fragile et aussi ambigüe qu’elle peut remettre en question au niveau le plus fondamental les textes patriarcaux et, parallèlement, se prémunir contre la cooptation et l’intégration utilisées par les systèmes patriarcaux pour neutraliser ce qui menace sérieusement leur fonctionnement.    Irigaray vise à détruire les frontières érigées entre les connaissances, non en les ignorant ou en prétendant qu’elles ne fonctionnent pas, mais en s’attaquant précisément à des disciplines opposées en proie à de très fortes tensions, si bien que les présupposés de chacune sont remis en question. Les positions adoptées, par exemple, par la philosophie des sciences et par l’épistémologie sont dramatiquement mises en lumière par son utilisation...

Violence Conjugale – 110ième partie

  Violence conjugale (suite)     Disons pour être explicite, qu’elle ne présente pas des connaissances plus exhaustives, mais au contraire moins exhaustives, car ses combats s’articulent autour de textes et de débats spécifiques sans rechercher une vérité ou une réponse éternelle. En d’autres mots, elle reconnait ouvertement que ses écrits sont historiques et contextuels, qu’ils ont une valeur stratégique dans les lieux et à des moments particuliers, et qu’ils ne sont pas nécessairement utiles ou valides dans tous les contextes. Cependant, les connaissances ne reflètent pas simplement les contextes sociaux et historiques dans lesquels elles se développent, mais contribuent activement à inscrire ou à créer la signification du social. Par conséquent, remettre en question les normes prédominantes des connaissances, ce n’est pas uniquement critiquer les théories dans un cadre institutionnel étroit ou dans une tour d’ivoire, c’est tenter d’étendre, de détacher ou de multiplier...