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VIOLENCE DES JEUNES À L'ÉCOLE PRIMAIRE - 5e partie

Résultats La participation aux activités du projet, de l’avis de tous, a permis des améliorations tangibles et observables. Des constats cliniques et la comparaison des réponses aux deux sondages (Meunier) supportent de telles conclusions. Les enseignantes et les directions d’école soulignent une diminution du nombre et de la gravité des incidents de violence à l’école; les énergies des enfants semblent canalisées de façon positive. Les parents communiquent plus souvent avec la direction de l’école lorsqu’un enfant se dit victime de violence. Les enfants rapportent davantage les incidents d’intimidation. Ils disent se sentir plus en sécurité et ont hâte aux périodes du midi. Les enfants ciblés en raison de leurs comportements agressifs semblent avoir appris à mieux orienter leurs actions vers des buts plus constructifs et à établir des relations plus positives avec leurs pairs. À la suite du projet, les propos des enseignantes manifestent une sensibilisation accrue aux situations d’int...

VIOLENCE DES JEUNES À L'ÉCOLE PRIMAIRE - 4e partie

Le projet Le projet proposait « d’élaborer, d’implanter et d’évaluer trois activités qui ont le potentiel d’avoir un impact sur le climat d’une école, en diminuant les incidents d’intimidation. Il s’agit de mesurer les bénéfices engendrés par chacune des trois activités suivantes : - une période les bénéfices engendrés par chacune des trois activités suivantes : - une période de loisirs structurée à l’heure du dîner, - la sensibilisation de tous les élèves de l’école au phénomène de l’intimidation et – l’intervention de groupe pour les élèves victimes et les élèves qui intimident (Décoste). Quatre étapes ont été suivies. La première fut de sélectionner des écoles où implanter le projet. Trois écoles primaires furent retenues pour leurs caractéristiques de relative homogénéité : elles offraient des classes de la maternelle à la huitième année, présentaient des effectifs étudiants entre 140 et 170 élèves, étaient situées à quelques kilomètres à l’est de la ville d’Ottawa; leurs milieux s...

VIOLENCE DES JEUNES À L'ÉCOLE PRIMAIRE - 3e partie

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La problématique de l’intimidation La problématique de l’intimidation témoigne nécessairement de la qualité des rapports interpersonnels. Pour les besoins du projet élaboré, elle peut être décrite selon les composantes du tableau 1 : des observations ou manifestations de l’intimidation à l’école, des facteurs explicatifs (causes) de ces comportements, des conséquences appréhendées, et quelques formes d’intervention préconisées pour la corriger. À l’école, plusieurs enfants souffrent de l’intimidation exercée par leurs pairs. Selon le sondage effectué auprès des enseignantes, des parents et des enfants des trois écoles impliquées dans le projet, « les enseignantes en observent sporadiquement, les parents (40%) disent en avoir des échos, les enfants (70%) disent la vivre. Environ 60% des groupes de chaque école estiment le sujet important, assez pour justifier un projet spécifique » (Meunier). La taquinerie mesquine, la moquerie sont des armes favorites pour l’intimidation, de même que d...

VIOLENCE DES JEUNES À L'ÉCOLE PRIMAIRE - 2e partie

Pour reprendre Jean-Marc Meunier L’intimidation « Même si les autorités scolaires répètent aux élèves de ne pas intimider, il apparaît que ces dernières offrent peu de solutions pour éviter ou désamorcer les situations conflictuelles. Faute de ressources humaines, les écoles tentent de contrôler les comportements inacceptables en mettant en place des systèmes de conséquences punitives » (Décoste). En somme, la réaction de l’adulte est essentiellement de réprimander. L’intimidation (le « bullying » pour les anglogphones) est décrite comme « une forme de comportement agressif où il y a une combinaison de pouvoir et d’agression » (Craig et Pepler). Boulton et Underwood, dans leur démarche d’étude, reprennent à leur compte la description d’Olweus : Un enfant fait l’objet d’intimidation lorsque qu’un autre enfant, ou un groupe d’enfants, lui disent des choses déplaisantes ou désagréables. C’est aussi de l’intimidation lorsqu’un enfant est frappé, reçoit des coups, est menacé, est enfermé da...

VIOLENCE DES JEUNES À L'ÉCOLE PRIMAIRE - 1e partie

De nos jours, très rares sont les écoles exemptes des affres de la violence interpersonnelle. Elles ont à enrayer une tendance très forte des jeunes à imiter les rapports de pouvoir observés chez leurs aînés où le contrôle sur l’autre, imposé par la force physique ou morale, semble profitable. Un enfant sur cinq, et parfois davantage, dès l’école primaire, dit avoir été victime de violence (Craig et Pepler; Meunier). Certains, à l’exemple de Godin, la qualifient de « petite violence » : jambettes, bousculades, chicanes, paroles blessantes, grossièretés, impolitesses….Plusieurs ne remarquent que les comportements de violence physique (coups et blessures, objet lancé, jambettes, bousculades…). Mais, peu à peu, les adultes portent attention aux autres formes de violence, la violence psychologique, émotionnelle, économique, dans leurs formes multiples telles que l’intimidation, la mesquinerie, la manipulation malveillante, la dévalorisation (injures, calomnies, médisances), le sexisme, les...

THÉRAPIE CONJUGALE, POURQUOI FAIRE? 7e partie

Couple « volatile » Chez le couple volatile, les séances conjointes produisent habituellement une plus grande désorganisation ou une plus grande agressivité qu’auparavant. La violence conjugale augmente. Dans de tels cas, aucun des membres du couple ne peut agir comme dépositaire des émotions pour l’autre, bien qu’il n’y ait pas d’alliance de travail possible avec le thérapeute. Si l’un et l’autre veulent que le thérapeute serve de dépositaire des émotions, l’un ne peut souffrir de le partager avec l’autre. Chaque conjoint est handicapé à un degré plus ou moins élevé dans son milieu de travail. Dans le meilleur des cas, ils ne donnent pas toute leur mesure; au pire, ils offrent un rendement irrégulier tant au travail qu’au foyer. Leurs relations sociales sont superficielles et presque inexistantes, leur vie est terne, leurs enfants – ou du moins certains d’entre eux – sont symptomatiques. Dans cette perspective, si on leur recommande une thérapie individuelle, c’est rare qu’ils l’accep...

THÉRAPIE CONJUGALE, POURQUOI FAIRE? 6e partie

Ambivalence chronique Le couple ou un des conjoints, habituellement l’époux, ne peut pas décider s’il veut se séparer ou non. Il déménage plusieurs fois mais, une fois déménagé, le sentiment de solitude, de vide et parfois d’angoisse le prend et il ne peut pas rester séparé et revient à la maison. Même s’il a une autre liaison à l’extérieur du mariage, il ne peut pas quitter le conjoint et revient continuellement. Il s’agit, dans ces couples, d’un problème narcissique important (Braverman). L’individu cherche l’autonomie à tout prix, mais il est incapable de vivre hors d’un état de fusion continu. Il blâme le conjoint de ne pas combler ses besoins, mais ses besoins d’admiration et de domination sont si grands qu’ils ne peuvent être comblés. Dans des cas semblables, on peut commencer en thérapie conjugale, mais lorsque le conjoint a quitté le foyer deux fois et insiste qu’il tient à sauver le mariage, c’est le temps de passer à une thérapie individuelle. Le conjoint qui tolère ce rejet ...