Messages

Retour au Bercail - 10e partie

« Doit-on pousser le schizophrène afin d’obtenir les résultats escomptés? ». Oui! Dans les conditions appropriées. D’abord, pousser signifie encourager, négocier, sans appliquer la force physique. La plupart des gens, malades ou autres, réagissent favorablement à voir leurs demandes respectées ou leur maladie acceptée. Pour parvenir à de tels résultats, le malade et celui qui le soutient doivent tous deux respecter ces conditions. Le malade ne doit pas tenir la maison sous la domination de sa maladie en menaçant de devenir agressif ou en se repliant sur lui-même si ses désirs ne sont pas comblés. Celui qui l’assiste ne doit pas non plus passer outre à sa maladie. Ensuite, il faut choisir le moment opportun pour encourager le malade, soit lorsque ce dernier a commencé à montrer de l’intérêt pour certaines activités. Celles-ci, au début, peuvent être aussi passives que de fumer, manger ou regarder la télévision. À ce moment, un simple encouragement peut suffire à amener le malade...

Retour au Bercail - 9e partie

« Comment affronter les effets secondaires des médicaments? » Lorsque le malade sort de l’hôpital, les effets secondaires précoces des antipsychotiques se seront dissipés à l’exception de quelques-uns. Parmi ces effets précoces, on note la somnolence, l,a lipothymie, des palpitations, la sécheresse de la bouche, l’enchifrènement nasal et la vision brouillée. De tous, la somnolence semble être l’effet le plus sérieux. Il est en effet difficile de savoir si la somnolence est réellement un effet des médicaments ou s’il n’est pas plus facile pour le schizophrène de sommeiller toute la journée plutôt que de faire face aux problèmes que comporte sa maladie. De plus, il arrive souvent que la personne s’ennuie, lorsqu’elle n’a rien à faire, ce qui peut aggraver cet état de somnolence. À l’exception du médicament injectable à délitement prolongé, administré entre une fois par semaine à une fois par mois, la plupart des antipsychotiques ne doivent être pris qu’une fois par jour. Si l’ex-malade e...

Retour au Bercail - 8e partie

« Doit-on faire participer le parent schizophrène aux activités ou le laisser seul? » Essayez de l’y intéresser mais ne vous offusquez pas s’il refuse. Par exemple : Un jeune homme regarde sa sœur jouer au ballon dehors « Robert, ne reste pas assis là à me regarder. Si tu veux jouer, viens au lieu de passer la journée assis. » (Une invitation mieux formulée) : « Tu te souviens comme nous jouions au ballon autrefois, Robert? Je parie que ça te tente encore. Viens ici et je vais te le lancer. » « L’encouragement familial est-il bénéfique? ». L’encouragement et la solidarité des membres de la famille sont vitaux. Cela comprend la force spirituelle, la créativité, les liens étroits avec d’autres membres de la famille (grands-parents, tantes et oncles). Cet encouragement est communicatif et finit par atteindre le parent malade. « Que peut faire la famille pour l’état de santé général du schizophrénie?». Choisissez un régime bien équilibre. Préparez des repas hautement protéinés (viand...

Retour au Bercail - 7e partie

« Quelle est la meilleure atmosphère familiale ? ». Vous pouvez prendre un certain temps avant de réaliser que la vie avec une personne atteinte d’une maladie mentale chronique est très éprouvante. Ne jouez pas au martyre. (Cette attitude se termine dans le ressentiment et l’amertume.) Ne vous condamnez pas à vivre éternellement avec votre parent; faites-en l’essai pendant un certain temps. Vous pouvez réaliser qu’il est plus facile pour tout le monde que le malade vive en dehors du foyer. Une atmosphère calme convient mieux si vous pouvez la supporter. Essayer de contenir vos émotions. Ne soyez pas trop affectueux et ne posez pas trop de questions. Une certaine distance affective est probablement souhaitable bien que toutes les familles ne soient pas capables d’adopter une telle attitude. Exprimez vos sentiments et ne vous sentez pas coupable d’être en contradiction ou en désaccord avec votre parent malade; essayez toutefois de garder un ton neutre plutôt que passionné. Vous...

Retour au Bercail - 6e partie

Adaptation au foyer Comportement de la famille du schizophrène de retour au bercail. En admettant que ce comportement ne puisse être vraiment prévu à l’avance, voici quelques-unes des questions habituelles et des réponses partielles : « Comment pouvons-nous éviter la tristesse et le regret face à tous les rêves et les espoirs que nous avions et qui semblent si irréalistes après cette terrible maladie? » La maladie aura transformé beaucoup de rêves et il est naturel, et probablement nécessaire, de pleurer ensemble leur disparition. De nouveaux rêves, plus adaptés aux nouvelles possibilités, devront remplacer les autres au moment opportun. « Comment doit-on lui parler? Cela semble si difficile? » Après une crise de schizophrénie, la conversation s’établit péniblement et tenter de se faire comprendre par quelqu’un qui ne répond pas amène une grande frustration. Mais on doit se rappeler qu’il n’est pas méchant, entêté, méfiant ou taciturne. Il a de la difficulté à définir ce qui lui es...

Retour au Bercail - 5e partie

La réintégration à la routine de la vie familiale offre à l’ex-malade et à sa famille plusieurs occasions discrètes de se montrer leur affection mutuelle et permanente. Les étreintes, les conversations, les moments passés à regarder la télévision, les confidences, sont tous des occasions de démontrer l’attention que l’on porte à l’ex=malade, chose très importante. Il est également important de savoir que l’absence de réactions familières chez l’ex-malade ne signifie pas un désintéressement. Le retour de celles-ci se fera lentement. Doit-on lui permettre de rencontrer d’autres ex-malades? En premier lieu, il faut éviter de le décourager lorsqu’il manifeste de l’intérêt pour une activité raisonnable avant de l’avoir considérée avec attention; ensuite, comment pourrait-on raisonnablement l’empêcher? Le malade devrait-il conduire une voiture? On ne peut pas simplement dire non en évoquant la maladie; chaque cas devrait être analysé individuellement. En cas de doute, il vaut mieux co...

Retour au Bercail - 4e partie

À quoi faut-il s’attendre d’un schizophrène? Des attentes réalistes quant aux résultats et au temps nécessaire pour les réaliser évitent les faux espoirs et les rêves envolés. La schizophrénie peut parfois limiter une personne qui avait auparavant de grandes capacités. L’ex-malade doit-il retourner aux études ou au travail? Oui, si tel est son désir et si la pression ne risque pas de la perturber; non, si la pression créée par la situation le rend agité. Les attentes peuvent changer. Par exemple, lorsque l’état du malade est stabilisé au moyen d’un médicament et est jugé assez satisfaisant pour que le malade puisse travailler, il semble préférable de lui confier d’abord des tâches domestiques. Celles-ci pourraient même être trop lourdes si le malade vient tout juste de quitter l’hôpital. Un certain temps peut être nécessaire avant d’atteindre ce niveau de fonctionnement. Il peut s’avérer imprudent de laisser le malade seul peu de temps après sa sortie de l’hôpital, mais cette s...