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Moralité

La conscience morale Quelle confiance pouvons-nous accorder au témoignage spontané de notre conscience morale? C’est un fait d’expérience qu’il existe en chacun de nous une puissance judicielle qui entend statuer sur la valeur morale de nos actions et de celles de nos semblables. Elle peut s’exercer avant l’acte comme législateur et guide, et après l’acte comme juge, rémunérateur ou bourreau. Elle s’exerce aussi soit de façon réfléchie, après mûre délibération, soit le plus souvent avec spontanéité prime-sautière et vraiment impressionnante. Ce dernier caractère nous amène tout naturellement à poser la question de valeur pour ce « dictamen » spontané et comme intuitif de notre conscience morale. En face de ce témoignage jaillissant spontanément de notre sens moral, quelles peuvent être les attitudes diverses – et quel parti nous suggère un examen pondéré de la question? Deux attitudes extrêmes Il est facile de le soupçonner, l’existence de deux attitudes diamétralement opposées appar...

Toxicomanie Conclusion

Conclusion Henri Laborit, chirurgien et biologiste Français considère que la toxicomanie est d’abord une fuite devant une réalité insupportable. « Dans notre société de production de biens marchands, le travail est considéré comme le seul moyen d’être heureux. Les loisirs eux-mêmes sont des biens de consommation qu’on ne peut obtenir qu’en payant : télévision, cinéma, jeux, vidéos, internet, parcs d’attractions etc. C’est bien connu, nous avons tout pour être heureux, mais le bonheur proposé par la société ne rend pas heureux « il ne fait que cultiver l’insatisfaction, en lançant sans cesse de nouvelles modes ». Selon Laborit, beaucoup de gens s’ennuient, car leur vie ne semble voir avoir aucun sens. Souvent, ils sont si spécialisés qu’ils n’ont plus de points communs entre eux, ils ne peuvent plus partager leur expérience avec les autres. Ils vivent dans l’insécurité et l’isolement. D’aucuns disent que la valeur des êtres humains se mesure en nombre de diplô...

Toxicomanie vs Psychotropes 35e partie

T Toxicomanie (définition française) : En 1950, un comité d’experts de l’OMS a défini ce concept selon les termes suivants : « État d’intoxication périodique ou chronique engendré par la consommation répétée d’une drogue psychoactive (naturelle ou synthétique). Cette définition large sous-entend : un désir violent ou un besoin de continuer à consommer de la drogue et à se le procurer par tous les moyens; une tendance à augmenter les doses; une dépendance psychique et souvent physique à l’égard des effets de la drogue. » Cependant, nombre de spécialistes devaient constater que ce concept, pour plusieurs raisons, s’avérait peu approprié à beaucoup de situations. Il ne peut s’appliquer au sens strict qu’à quelques opiacés et éventuellement à certains cas de dépendance vis-à-vis de l’alcool et vis-à-vis des sédatifs. D’autre part, il fut remarqué dans les milieux intéressés (juridique, médical) un recours constant et inapproprié au terme de toxicomanie. En 1961, l’OMS réalisant l’inopp...

Toxicomanie vs Psychotropes 34e partie

T Tolérance : Phénomène biologique par lequel des doses croissantes ou de plus en plus rapprochées d’un produit psychotrope sont nécessaires, dans une période de temps donnée, pour produire un même effet chez une personne, sans dommage apparent à court terme. L’organisme acquiert généralement cette tolérance progressivement. La tolérance est observée dans le contexte de la consommation régulière des substances suivantes : alcool, amphétamines et leurs dérivés, barbituriques, benzodiazépines, cannabis, cocaïne, inhalants, opiacés, phencyclidine. La tolérance à une substance donnée présuppose une consommation assidue de cette substance sur une période de temps qui est directement proportionnelle à l’importance du phénomène observé. Tolérance croisée : Tolérance à une drogue résultant de l’utilisation d’une autre drogue possédant en général une structure chimique ou des propriétés pharmacologiques voisines. Ainsi, on remarque le phénomène entre les différentes substances d’une même c...

Toxicomanie vs Psychotropes 33e partie

S Speedball : Consommation simultanée de cocaïne et d’héroïne. Pour les amateurs de sensations fortes, l’effet est très attirant, brusque et très intense, un gros « rush » : la stimulation de la cocaïne sans la tension nerveuse qui l’accompagne. Stéréo : Expression utilisée, entre autres, au centre-ville de Montréal par les jeunes UDI pour connaître si leur copain est atteint du VIH. Ils posent la question « Es-tu stéréo? » pour « Es-tu séropositif? » Stimulant : Substance qui agit sur le système nerveux central en limitant momentanément le besoin de sommeil, la fatigue et la fatigabilité, souvent en réduisant l’appétit : tels sont les stimulants de la vigilance, les stimulants de l’humeur ou antidépresseurs. Stone (être) : Argot, signifie planer à l’héroïne ou au haschich (dérivé du cannabis). Straight : Argot, désigne une personne qui ne consomme pas de psychotropes tout particulièrement, les drogues illicites. Sucre : Argot, réfère à une dose de LSD. Quelques gouttes sont ...

Toxicomanie vs Psychotropes 32e partie

S Sevrage : Action de priver une personne toxicomane de sa drogue habituelle lors d’une phase de désintoxication. Le syndrome de sevrage décrit le fonctionnement anormal de l’organisme et l’ensemble des manifestations caractéristiques désagréables, d’ordre psychique ou physique (crampes, insomnies, vomissements, hallucinations, sueurs, perte d’appétit) survenant lors de la suppression de la drogue chez un sujet en état de dépedance à l’égard de celle-ci. Certains sevrages doivent être surveillés ou supervisés médicalement. Shooter : Argot, synonyme de faire une injection intraveineuse de drogue. Shooting Gallery : Argot, désigne un lieu clandestin où les consommateurs achètent de petites quantités de drogues (surtout cocaïne et héroïne), souvent pour s’injecter ou consommer sur place. Le most piquerie est le terme français correspondant. Il s’agit parfois d’appartements où l’on retrouve des matelas sur le sol à l’usage de la clientèle. Skin-popping : Argot, réfère à l’injection d...

Toxicomanie vs Psychotropes 31e partie

P Pot, herbe, gazon, mari, Marie-Jeanne : Argot, désigne la marijuana l’un des dérivés du cannabis. Ce dérivé comme les deux autres dérivés du cannabis (haschich et huile de hasch) proviennent du chanvre indien, une plante qui pousse dans plusieurs régions du monde. Poudre : Argot, désigne la cocaïne ou l’héroïne. Pusher : Argot, synonyme de vendeur de drogues. Q Quart : Argot, désigne un quart de gramme. Ce terme est généralement applicable à la cocaïne, au cannabis et ses dérivés. R Rush : Expérience intense vécue dans les secondes suivant l’injection d’une drogue, au moment ou celle-ci a un effet immédiat et très prononcé, comme celui de la cocaïne ou des opiacés. Les personnes héroïnomanes comparent volontiers ce plaisir intense à un orgasme. * à suivre *